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Quand deux fans rencontrent Raphaël (La rep.Com)
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Après avoir assisté à une partie des balances, deux lecteurs de La Rep' ont pu discuter avec Raphaël avant qu'il ne commence son concert. Un échange rapide qui s'est déroulé, avec deux heures de retard, dans l'une des loges du Zénith.
Dany. J'ai eu le privilège de te voir en concert à La Ferté-Saint-Aubin. Après ton succès de « Caravane », prends-tu toujours autant de plaisir dans les petites salles ? Raphaël. J'ai toujours autant de plaisir à faire des petites salles. Mais là, je n'avais pas du tout envie d'en faire. Juste avant, j'en avais fait 150 sur la tournée de « Caravane ». Mais j'adore les petites salles ! C'est très agréable et j'y retournerai plus tard. Vers 2010.
Mickaël. Justement, après le succès de « Caravane », il n'y avait pas trop d'appréhension pour la sortie de « Je sais que la terre est plate » ? Raphaël. Si, de l'appréhension, bien sûr. Mais qu'il y ait du succès ou pas, il y a toujours de l'appréhension. Cela représente à peu près deux ans de travail, de vie. De toute façon, la sortie d'un disque, c'est un enjeu, un engagement très important.
Dany. Tu as travaillé avec Johnny pour son dernier album. Que retiens-tu de cette rencontre ? Raphaël. Je ne l'ai même pas rencontré. J'ai juste vu un type qui travaillait avec lui et qui est venu chercher la chanson. C'est simple. La dernière fois que j'ai vu Johnny, c'était il y a trois ans. On s'est eu au téléphone récemment, car il m'a très gentiment appelé pour la naissance de mon fils. Mais je ne l'ai pas vu pour cet album. Ça se passe comme ça !
Mickaël. Comment t'est venue l'idée du thème de ton album ? Raphaël. Le thème ? Quel thème ? Il n'y a pas un thème qui est venu. Chaque chanson est différente et je parle de trucs différents. Enfin, j'essaye du moins. Tu veux dire que toutes les chansons se ressemblent, c'est ça ? (Rire). Non, il n'y a pas de thème. Je ne dis pas : « Je vais faire un thème pour cet album. » Si ça se ressemble d'une certaine manière, c'est tout à fait le hasard.
Dany. Ta dernière chanson, « Le Petit train », fait référence à ta jeunesse. As-tu peur de vieillir et, contrairement à Gainsbourg qui ne craignait pas de s'enlaidir, as-tu peur du temps qui passe ? Raphaël. Ce n'est pas vraiment ce que dit la chanson. Je dis justement : « Je me fous du temps qui passe, je me fous de tout. » Sinon, je n'ai pas trop envie de mourir demain, si c'est ça la question !
Dany. Non, je parlais du temps qui passe, de s'enlaidir. Raphaël. Euh... Non.
Mickaël. Quelle est la première chanson que tu as écrite pour cet album ? Raphaël. J'essaye de me souvenir. C'était peut-être « Le Petit train » ou « Sixième étage ».
Marie Belhomme
http://www.larep.com/critiques-7915.html
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