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C’est un univers étrange que celui de Gabrielle Rigo. L’œil y identifie, jusque dans les détails, des éléments végétaux ou animaux, peints avec une maîtrise digne des miniaturistes ; mais, devant cette flore et ce bestiaire, l’esprit s’interroge, puis se perd : chaque toile le plonge dans un monde onirique. Les proportions s’inversent ; les plantes les plus rares, les plus inquiétantes sont atteintes de gigantisme ; les plumes s’épanouissent en bouquets, se métamorphosent en robes de soirée.
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