Les
pages : patchwork La
page " historique du Patch " |
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Petite
histoire du PATCHWORK
Le
patchwork est une forme d'art consistant à réaliser
des ouvrages décoratifs constitués
par l'assemblage de morceaux de tissus.
Les
principaux ouvrages réalisés ainsi
sont des dessus de lit, des taies d'oreiller,
nappes, rideaux ou tapisserie murale.
L'origine
Cet
art est dérivé d'un artisanat vieux
comme le monde. En effet l'idée d'assembler
des morceaux pour réaliser un ouvrage
date des premiers hommes.
Les
premiers hommes utilisèrent les peaux
de bêtes directement pour se protéger
du froid. Ces vêtements sont lourds car
pour couvrir un homme il faut utiliser la peau,
souvent épaisse, d'un grand animal. L'homme
pensa alors à assembler entre elles des
peaux de petits animaux. Il put ainsi avoir un
vêtement moins lourd et mieux ajusté,
le gênant moins dans ses mouvements.
Puis
avec l'apparition du tissu, le problème
de l ' usure se posa, pour limiter la quantité de
tissu utilisée, les femmes ont rapiécé les
vêtements usés. Par souci d'esthétique,
différentes techniques locales se sont établies
puis se sont transmises de génération
en générations.
La
naissance des techniques actuelles
Les
techniques actuellement répandues viennent
probablement de la réparation des couvre-lits,
rapiécés au moyen d'applications
mais aussi d'un travail en mosaïque. Beaucoup
de vêtements en patchwork ont sans aucun
doute été réalisés,
mais ce qui survit des temps anciens ne remonte
généralement pas au-delà du
milieu du XVIIIe siècle et nous est parvenu
sous forme de couvre-lits.
Ceux-ci
incluent souvent un matelassé (travail
où une couche de rembourrage est insérée
entre deux épaisseurs et est maintenue à petits
points), si bien que le mot "quilt" est
devenu une sorte de synonyme de "matelassé ", "piqué" ou "courtepointe",
d'autant plus qu'il désigne aussi des
couvre-lits constitués de couches matelassées
de tissu uni, sans pièces, lesquels ont également
une longue tradition derrière eux.
L'évolution
vers l'art du patchwork
Les
couturières d'antan faisaient du patchwork
par esprit d'économie, mais, dès
le XIXe siècle, quand le coton est devenu
bon marché, abondant et joli, c'est devenu
un passe-temps à la mode en Europe et
particulièrement en Angleterre. Il servait
en ameublement, et a donné lieu à des
fantaisies comme le crazy work (" ouvrage
fou ", fait de pièces jetées "au
hasard" et assemblées par une couture
décorative). Excepté un léger
réveil dans les années trente,
la mode du patchwork est passée après
la première guerre mondiale, mais il connaît
aujourd'hui un regain de popularité très
important, moins par souci de réutiliser
de vieux tissus - bien que beaucoup de gens soient
soucieux de recyclage que pour le plaisir de
pratiquer un passe-temps créatif, pouvant
donner lieu à une activité de groupe.
Le
renouveau aux États Unis
Une
grande partie de ce renouveau est due aux échanges
d'idées avec les États-Unis, où les
quilts font partie de la vie domestique et sociale
depuis l'arrivée des pionniers.
En
raison de la rareté des fournitures, dans
une société non industrialisée,
les familles devaient faire usage du moindre
bout de chiffon amené d'Europe. Les longs
hivers et le manque de distractions firent du
patchwork et de la fabrication conviviale de
quilts des moyens de passer le temps de façon à la
fois sociable et utile. On réalisait le
dessus de lit pendant l'hiver, et le rembourrage
attendait l'été, quand on pouvait
monter à l'extérieur l'encombrant
métier à piquer. Une personne seule
pouvait mettre des semaines à terminer
un ouvrage matelassé mais, si les voisins
se mettaient de la partie, cela pouvait aller
très vite. Après quoi, l'on donnait
probablement une fête pour célébrer
l'occasion, car la présentation d'un quilt
confectionné entre amis valait bien des
fiançailles ou un vingt et unième
anniversaire.
C'est à l'époque
des pionniers que sont nés les blocks
permettant de réaliser l'ouvrage par petits
morceaux, ce qui permettait de réaliser
des bouts de l'ouvrage un peu partout sans prendre
beaucoup de place.
Au début, les ménagères
du Nouveau Monde reproduisaient les modèles
provenant de leur pays d'origine et elles les
transmettaient à leur famille. Chaque
génération de filles y ajoutait
quelque chose. Des centaines de motifs, porteurs
d'un nom, ont ainsi évolué à force
d'être recopiés, puis ont souvent été rebaptisés,
pour notre plus grande confusion ! Certains motifs
rappellent une grande date historique, d'autres
des événements familiaux ou sociaux,
d'autres encore s'inspirent de la religion et
des croyances paysannes.
Le
retour en Europe
Aujourd'hui,
semble-t-il, la boucle est bouclée, puisque
des décors vénérables reviennent,
enrichis, sur le continent qui leur a donné naissance. |
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