Belgrade : les charmes de la ville blanche

Depuis quelques années, Belgrade fait refait surface dans la liste des destinations les plus attractives pour les touristes français. Ancienne capitale de la Yougoslavie, aujourd’hui celle de la Serbie, la « ville blanche » a été rebaptisée, au choix, « Barcelone » de l’Est (à cause de ses boîtes de nuit) ou « Berlin » des Balkans (à cause de ses centres artistiques alternatifs). De fait, Belgrade a un caractère bien plus singulier, qui ne peut être résumé à ces quelques formules. Elle garde un charme particulier, dû à son histoire et aux multiples influences qu’elle a reçu au cours des siècle, et donne aux voyageurs français une impression de dépaysement, alors même qu’ils peuvent s’y rendre en seulement deux heures d’avion.


Une étonnante diversité de culture…

Située sur les bords du Danube, Belgrade est aussi au carrefour entre plusieurs civilisations, plusieurs empires. La ville voisine de Zemun (aujourd’hui considéré comme une banlieue de la capitale) appartenait jusqu’à la Première Guerre Mondiale à l’empire austro-hongrois, alors que le centre-ville restait sous domination ottomane. On est aussi, dans ce petit coin des Balkans occidentaux, à la frontière entre le catholicisme romain et le christianisme orthodoxe…
…. qui se retrouve partout

Toutes ces influences ont marqué les cultures, l’architecture, la gastronomie… On peut ainsi, dans un restaurant, déguster un goulash (plat typiquement hongrois), goûter en entrée un peu d’ajvar ou de kajmak (les deux spécialités balkaniques les plus célèbres, et les plus succulentes), ou bien savourer un djuvech (ragoût de légumes « à la turque ») et finir son repas par quelques loukoums et un café oriental. Si la majorité de la population est de confession orthodoxe, près de 20 000 musulmans et autant de catholiques y vivent, avec des églises et quelques mosquées. Autre marque de ce caractère « frontalier », la langue Serbe est écrite indifféremment dans l’alphabet latin et dans l’alphabet orthodoxe.

Quelques incontournables

Ailleurs, c’est l’influence française qui est revendiquée. Dans le parc de Kalemegdan, près de l’immense forteresse qui surplombe le Danube et son affluent la Save, une statue rend hommage à la France qui a aidée la Serbie durant la Première Guerre Mondiale, particulièrement meurtrière dans ce pays. Et le quartier bohème de Skadarlija a été baptisé le « Montmartre » de Belgrade, puisque c’est là que se rendaient peintres et poètes au XIXe siècle. De manière générale, le centre-ville est une merveille d’architecture (à nouveau, mélange d’influences les plus diverses), où il fait bon siroter un verre en terrasse, écouter les musiciens des rues… A l’écart des clubs, des opéras et des concerts de rock, l’île artificielle d’Ada Ciganljia, la « plage de Belgrade », est un havre de paix au bord de la Save, où les Belgradois viennent le week-end pour se baigner, se promener en vélo ou tout simplement profiter d’une ambiance plus calme. L’impressionnante cathédrale Sainte-Sava, un peu à l’écart du centre, témoigne de l’importance de la religion orthodoxe dans la région ; à ses côtés se trouve la Bibliothèque Nationale, où de fréquentes et souvent très intéressantes exposition attirent une foule de visiteurs.

Une destination abordable
Belgrade, et la Serbie en générale, constitue un lieu de villégiature idéal pour les voyageurs qui n’ont qu’un budget réduit à consacrer à leurs vacances. Opéra, sorties au restaurant ou au café, logement, et activités culturelles ou sportives sont à des prix très abordables, en général trois fois inférieurs à leur équivalent en France. Il en va de même pour le tourisme dentaire (ou médical en général) qui se développe avec cette même idée de proposer des prestations de qualité à moindre coût. Belgrade devient donc, pour les étudiants d’Europe de l’Ouest notamment, l’occasion de profiter pleinement de ses congés avec un budget restreint.

Pour plus d’informations, consulter le site de l’office de tourisme de Belgrade et celui de l’organisation du tourisme serbe.